Le mouvement en France

5 manières de trouver un terrain pour sa tiny house


Ça y est, vous allez bientôt vous installer dans votre nid douillet, votre cocon, votre maisonnette adorée. Bref vous serez bientôt habitants d’une tiny house. Alors vous faites chauffer le moteur, calez le pot de fleur : vous êtes fins prêts pour partir à l’aventure !

À un détail près : LE TERRAIN. Autant dire le Saint Graal !

Quinze mètres carrés habitables, c’est minuscule, ça se faufile, ça passe partout. Oui, mais cela nécessite tout de même de réfléchir en amont au(x) terrain(s) que vous occuperez. Dans cette optique, cinq options qui s’offrent à vous pour poser remorque et bagages en toute tranquillité.

L’option classique : la location et l’achat.

Évidemment, l’option classique est celle de la location. Fidèle au poste, leboncoin.fr reste un site incontournable pour ce type de recherche.

Les prix d’un terrain en location varient de 1 à 600 euros par mois, selon la facilité d’accès, la superficie, l’option vue sur océan ou sur champs, et le raccordement à l’eau et l’électricité.

Si vous fouillez bien, il existe même une catégorie de propriétaires, minoritaire certes mais bel et bien existante, qui vous prêtent gratuitement leur bien ! Non, vous ne rêvez pas ! Pas de quoi fouetter un chat cependant (le tiny houser est aussi défendeur des droits des animaux c’est bien connu), ces annonces se font rares.

Pour les plus téméraires, acheter un terrain est envisageable. Soyez tout de même bien au fait de la législation afin de ne pas vous empêtrer dans un imbroglio administratif qui pourrait venir gâcher cette belle aventure. Je ne ferai pas ici référence aux lois, aux règles et aux multiples débats concomitant à l’installation d’une tiny house sur un terrain. Un article traitant de la réglementation est d’ailleurs en cours.

Crédit Photo : Célia Robert. Tous droits réservés.

Play it safe : le camping.

Que vous ayez envie de partager votre quotidien avec votre voisin de parcelle ou au contraire de vivre plus ou moins coupés du monde, le camping  peut être une option à envisager. En effet, certains ouvrent toute l’année et vous pourrez alors négocier un tarif de location longue durée. Certains propriétaires de mobile-home ont déjà l’habitude de le faire. Deux avantages majeurs: un lieu sécurisé, donc peu de risque de vol ou de dégradation de votre bien en votre absence, et un raccordement aisé à l’eau et l’électricité.

Là encore la fourchette des tarifs est bien plus large que votre tiny salon. Il vous faudra donc ruser dans vos recherches pour trouver l’endroit idéal, celui qui comblera toutes vos envies !

Une autre possibilité, plus champêtre et convivial, est le camping à la ferme. Des exploitants agricoles aménagent des aires d’accueil dîtes pour camping-car, et qui conviendraient donc également aux tiny houses. Vous pouvez aussi en profiter pour découvrir le travail de la ferme, acheter vos légumes et votre fromage sur place, voire un joli pull en alpaga !

Pour plus d’informations, je vous invite à découvrir les sites bienvenue-a-la-ferme.com et accueil-paysan.com

Capture d’écran du site accueil-paysan.com

Le + efficace : le bouche à oreille.

Pas de doute, rien de tel que le réseau pour s’installer en tiny house !

Si vous projetez de vous installer dans la région où vous habitez déjà actuellement, c’est le moment de mettre en place votre plan diabolique de conquête de l’espace rural…

Profitez de l’apéro entre amis ou du repas dominical chez votre grande-tante pour exhiber fièrement votre super dossier. Son titre ? Les bienfaits d’accueillir une tiny house chez soi. Un Noël, un anniversaire ? Le coffret DVD de l’émission « J’irais dormir chez vous » ou « Nus & Culottés » sera le cadeau idéal pour immiscer discrètement votre idée dans l’esprit de votre entourage… et ainsi préparer le terrain.

Si vos plus ou moins lourdes tentatives trouvent lettre morte, passez à la phase d’attaque numéro 2 !

Placez une petite annonce à la boulangerie du village, à l’association des Amis du château, à l’épicerie bio ou au bistrot du coin. Plus aucun voisin n’aura d’excuse pour ne pas être au courant !

Crédit Photo : Célia Robert. Tous droits réservés.

Pour les cyberconnectés : la mise en relation entre particuliers

Le gamping

Le gamping, mélange de « garden » et « camping »,est un peu l’Airbnb des campeurs. Le site gamping.fr met en relation des particuliers possédant un grand jardin ou un terrain au fond des bois avec des personnes désireuses de poser leurs tentes ou caravanes dans un cadre moins formel qu’un camping.

L’inscription est gratuite, et vous êtes débité uniquement lorsque le propriétaire accepte votre demande.

Le bémol dans le cas des tiny housers, c’est qu’il s’agit plus de locations saisonnières que de locations de moyen et long-terme. Par conséquent, le tarif à la nuitée n’est pas franchement calculé pour des séjours de plusieurs semaines. On arrive donc à des prix allant jusqu’à 600 euros le mois sans aucun raccordement… Gloups.

Il existe toujours le fameux plan B : la négociation ! N’hésitez pas à présenter votre démarche et le concept de la tiny house aux propriétaires, toujours muni de votre super dossier. Sûrement que certains, emballés par l’idée, vous feront un prix aussi tiny que la maison…

Crédit Photo : Célia Robert. Tous droits réservés.

Prêter son jardin

À la base, pretersonjardin.com met en relation des propriétaires de jardin qui voudraient mettre leurs parcelles à disposition de personnes ayant la main verte et des jardiniers en herbe, malheureux car sans coin de verdure pour faire pousser courge et fenouil. Bref, vous m’aurez compris, il y a bien une fonction « je propose » et « je recherche ».

Et surprise ! Pour notre plus grand bonheur, le site propose désormais une case « tiny house » en plus des fonctions « service/troc », « cherche jardin », et « cherche jardinier ». Je n’ai pas encore eu le plaisir de tomber sur des annonces concernant les mini-maisons, mais ce ne sont que les prémices. Alors à vous de changer la tendance en y postant votre demande de terrain. Nous pouvons avoir bon espoir que l’accueil de tiny house entre dans les habitudes des généreux propriétaires !

Crédit Photo : Célia Robert. Tous droits réservés.

Solution alternative : l’ écovolontariat.

Vous aimeriez vous former à la traite des chèvres dans le Gers ? Aider à la rénovation d’un corps de ferme en ruine dans les Vosges ? Participer à la récolte du miel dans la Drôme ? Ou à la cueillette des pommes dans le Calvados ?

Contre généralement 20 à 25 h de volontariat par semaine, vous êtes accueilli chez les propriétaires, logé et nourri. Cela sous-entend que la plupart des volontaires arrivent sans leur maison derrière eux. Ils sont alors hébergés dans la maison de leurs hôtes, en caravane ou encore en yourte…

Si vous aimeriez sillonner la France tout en donnant un coup de main ou un coup de bêche, vous pouvez donc proposer de rester, selon affinités, une semaine, un mois ou un an au sein d’une exploitation.

Comme vous êtes autonomes au niveau du logement, le temps de de travail peut éventuellement être revu à la baisse. Si on pousse la réflexion et que vous n’attendez rien en retour en terme de repas, pourquoi pas envisager d’aider seulement 2 ou 3h par semaine en échange… d’un bout de terrain !

Plusieurs sites existent, les plus connus étant :

  • WWOOF, uniquement dédié aux exploitations biologiques. Pour contacter les hôtes, il vous en coûtera une adhésion de 25 € l’année pour une personne ou 30 € pour deux.
  • Workaway, beaucoup plus généraliste. Vous y trouverez de l’écovolontariat, mais aussi du volontariat dans des auberges, des cafés, ou encore des centres ayurvédiques. L’adhésion annuelle est de 23 euros pour une personne seule ou de 30 euros pour deux.
  • HelpX, cousin de Workaway. Le site peut-être le moins lisible, mais également le moins cher des trois : 20 euros, que vous soyez seuls ou deux à chercher, et ce pour une durée de deux ans.

Capture d’écran du site wwoof.fr

Être ou ne pas être autonome, telle est la question!

Le tiny houser est à sa maison ce que l’escargot est à sa coquille : une ode à ceux qui déménagent.

Gardez à l’esprit que même si vous construisez votre mini-maison dans l’optique d’être raccordé au réseau en toute occasion, des voisins ou un maire récalcitrants peuvent vous chahuter et vous obliger à déménager…  Ou, tout simplement, vos rêves d’ailleurs et l’envie d’aller voir du pays vous rattraperont. Dans ce cas-là, l’évidence est que plus vous pourrez être autonome, moins vous vous fermerez de portes pour réitérer votre recherche. Un pré, une pâture, une clairière, un bout de jardin, tout ça sans raccordement… Banco, vous pouvez sortir votre carte joker de l’autonomie énergétique !

Amis tiny housers, joyeuse quête !


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  • beb97

    beb97beb97

    Auteur Répondre

    Bonjour,
    J’aime beaucoup le groupe Collectif TinyHouse, et votre site est superbe !
    Je me suis permis de vous citer sur mon blog ( http://greenlab.fr/ )
    Merci pour votre travail !


  • Cindy Chatelais

    Merci pour cet Article très complet !


  • motoapk thanks

    Enjoyed every bit of your article.Really thank you! Keep writing.


  • C la Ouate

    Bonjour,

    Je suis à la recherche d’info sur l’aspect législatif pour présenter un projet de création d’une zone d’accueil pour Tiny House à ma communauté de commune. Après un bref échange, celle-ci semble s’intéresser de prêt aux modes alternatifs de logement et en particulier en Tiny House. 2 sont en construction actuellement pour et par nos salariés, et il nous faut rapidement quelques clés et arguments à apporter à nos élus locaux.
    Merci à tous pour vos retours d’expérience, vos articles, les contraintes rencontrées, les écueils à éviter… bref le maximum d’éléments pour convaincre le Maire et la direction de l’aménagement de notre communauté de communes à créer une zone d’accueil. On ne manquera pas de vous tenir au courant de l’avancée de ce projet.
    Amitiés


  • La petite Equipe de Tipirool

    Super article qui connecte tout le monde!!! ^_^